null Job d’été pour les jeunes en toute sécurité

Job d’été pour les jeunes en toute sécurité

- Environnement de travail sain | Sécurité au travail | Analyse de risques | Outils numériques

Expert Hilde Vanacker

Responsable de la discipline Médecine du travail

En tant qu’employeur, le travail commence par l’analyse de risques.

Les vacances d’été sont traditionnellement la période pendant laquelle de nombreux jeunes font leurs premiers pas sur le marché du travail. Les jobs de vacances existent de toutes tailles et de toutes couleurs, mais pour chacun d’entre eux, vous êtes, en tant qu’employeur, tout comme pour vos autres travailleurs, responsable de la sécurité et du bien-être. Une analyse de risques indiquera si les jeunes doivent également être soumis à un examen médical.

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Le livre X du code du bien-être au travail fixe les conditions auxquelles doit satisfaire un employeur pour mettre des jeunes au travail. La condition de base consiste à ce que l’employeur fasse réaliser une analyse de risques dressant l’inventaire de tous les risques liés à la sécurité, à la santé mentale et physique ainsi qu’au développement des jeunes. En sa qualité de service externe, IDEWE peut vous aider dans ce cadre. L’analyse de risques doit être renouvelée ou modifiée chaque année au fur et à mesure que le lieu de travail du jeune change et doit en particulier tenir compte des éléments suivants : les risques résultant d’un manque d’expérience, de l’absence de la conscience de l’existence du danger, ou du développement non encore achevé des jeunes. 

Surveillance de la santé

Sur la base de l’analyse, l’employeur doit assurer une surveillance appropriée de la santé. En d’autres termes, les jeunes qui sont exposées à des risques durant leur job d’été, devront passer une évaluation de santé préalable à leur entrée en service. La première étape de cette évaluation consiste à remplir un questionnaire. « Le questionnaire papier a entre-temps fait place à une application électronique », explique Hilde Vanacker, responsable de la discipline Médecine du travail chez IDEWE. « Grâce au système (ElectrA), l’employeur peut envoyer le questionnaire aux étudiants. Ils reçoivent un SMS contenant le lien vers le questionnaire numérique. Sur la base du travail que l’étudiant va effectuer, des risques associés et des réponses au questionnaire, notre équipe médicale procède à une première évaluation. Si nécessaire, l’étudiant jobiste reçoit alors une invitation pour une consultation avec le médecin du travail. »

Outre l’organisation de la surveillance de la santé, vous devez, en tant qu’employeur, veiller à ce que les jeunes soient correctement accueillis et encadrés. Ils doivent par exemple être correctement informés des risques éventuels qu’ils encourent et des mesures de prévention prises dès le début de leur entrée en service.

Risque accru

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Les jeunes ne peuvent jamais être exposés aux agents biologiques des groupes 3 et 4. « Le coronavirus étant classé comme un agent biologique de groupe 3, les jeunes ne peuvent pas effectuer de travail présentant un risque accru de contamination », déclare Hilde Vanacker. Il s’agit par exemple d’un job étudiant dans un établissement de soins. Les étudiants jobistes dans le commerce de détail ou l’horeca n’entrent pas en contact avec le virus en raison de la nature de leur travail, mais parce que le virus peut être présent n’importe où. Travailler dans les services d’urgence, les départements COVID des hôpitaux ou dans des chambres d’isolement des maisons de repos et de soins est interdit. Les étudiants peuvent cependant travailler dans les cuisines, au service d’entretien ou au service administratif de ces établissements. Ils peuvent également travailler dans les services de soins où il n’y a pas de risque accru. Il existe toutefois des exceptions à cette règle pour les jeunes qui doivent effectuer un stage dans un hôpital dans le cadre de leur formation. Leur formation exige en effet qu’ils apprennent à gérer ces types de risques et les mesures de prévention correspondantes. C’est pourquoi ils peuvent également exercer un job d’étudiant rémunéré en tant que prestataires de soins. Les mesures de prévention doivent bien entendu être respectées. De plus, il faut toujours faire travailler les jeunes aux côtés de collaborateurs expérimentés. »

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