null Impact et conséquences d’un incident de crachat

Impact et conséquences d’un incident de crachat

- Agents biologiques | Sécurité au travail | Équipements de protection individuelle | Agression

Davantage de signalements d’agression à l’encontre des secouristes, de la police et des pompiers en raison de la COVID-19

Les réactions agressives envers les secouristes et les intervenants se sont multipliées à mesure que la pandémie de coronavirus et les mesures visant à empêcher sa propagation se poursuivaient. Elles se sont notamment traduites en incidents de crachat. Nous expliquons dans cet article les mesures que vous devez prendre après ce genre d’incidents.

Outre l’impact mental des incidents de crachat, la salive de l’auteur des faits risque d’entrer en contact avec les muqueuses du secouriste ou de l’intervenant. Si la salive contient du sang ou est contaminée par la COVID-19 par exemple et entre en contact avec les yeux, la bouche ou la peau non intacte, elle peut transmettre des agents pathogènes. Dans ce cas, il faut suivre la même procédure que pour un autre accident AES (accident d’exposition au sang).
 

  • Suivez la procédure de premiers soins : rincez abondamment la zone touchée avec de l’eau.
  • Enregistrez l’incident auprès de l’employeur.
  • Introduisez une déclaration d’accident du travail et, outre les faits et le risque de contamination, mentionnez l’impact psychologique de l’événement.
  • Suivez les prescriptions de la procédure relative aux accidents d'exposition au sang. Veillez également à vous concerter avec le conseiller en prévention et le médecin du travail. Une attestation du médecin traitant ou du service d’urgence est souvent recommandée afin de confirmer le risque de contamination et/ou l’impact psychologique.

Auteur des faits contaminé

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Un crachat malveillant envers un secouriste ou un intervenant en période de coronavirus est perçu comme un délit grave par le parquet. Cet acte peut être qualifié d’attaque avec des substances dangereuses. La police ou la victime peut également demander au magistrat que l’auteur soit soumis à un test coronavirus afin d’obtenir des certitudes sur une éventuelle contamination. S’il s’avère positif à la COVID-19, la recherche des contacts peut être lancée.  

Les secouristes et les intervenants qui ont été en contact direct avec des excrétions ou des fluides corporels d’un patient COVID-19, comme lors d’une réanimation par bouche-à-bouche ou d’un contact avec du vomi, des selles, du mucus, de la salive, etc. sont considérés par Sciensano comme des contacts à haut risque. 

Mesures de prévention

S’il existe un risque d’exposition à des fluides corporels pour les secouristes ou les soignants comme la salive, ils doivent porter des équipements de protection individuelle ... qui offrent une protection contre la salive et donc contre les crachats également.

Il importe aussi de respecter les règles de base.

  • Portez quotidiennement des vêtements de travail propres.
  • Remplacez vos vêtements s’ils sont visiblement sales ou s’ils ont été en contact avec des fluides corporels
  • Respectez également les mesures d’hygiène de base afin de réduire la transmission des agents pathogènes : hygiène des mains, hygiène en cas de toux et d’éternuement.

Les secouristes du secteur de la santé et la police sont vaccinés en priorité contre la COVID-19. Bien entendu, il est primordial de motiver les soignants et les secouristes à se faire vacciner.

Plus d’informations sur notre e-learning « Contacts accidentels avec du sang »

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