Un masque n’est pas l’autre

- Agents biologiques | Équipements de protection individuelle
Eddy Eerdekens

Expert Hilde Vanacker

Responsable de la discipline Médicine du travail

Quel masque contre les bactéries et virus, et pour qui ?

Le masque occupe le devant de la scène depuis l’apparition du nouveau coronavirus. Cependant, la confusion règne quant au type de masque à utiliser contre les agents biologiques tels que les virus et les bactéries.

Un masque empêche l'inhalation ou l'exhalation de particules contaminées dans l'air. En fonction du matériau de fabrication (l'efficacité de la filtration), il arrête aussi bien les gouttelettes que les noyaux de gouttelettes plus petits ou les aérosols.

« Le type de masque de protection respiratoire dont vous avez besoin dépend principalement de la personne à protéger et contre quels agents », déclare Katrien Van Crombrugge, médecin du travail et médecin en prévention des infections chez IDEWE. « Les personnes contaminées qui souhaitent protéger leur entourage et donc leur environnement doivent porter un masque de type chirurgical. Quant aux personnes qui souhaitent se protéger d’une contamination extérieure, elles sont invitées à porter le masque FFP2. Les masques peuvent créer un faux sentiment de sécurité. En effet, il ne suffit pas de porter n’importe lequel pour se protéger des infections. »

Le masque de type chirurgical

Un masque nasal/buccal de type chirurgical est un masque fin apposé au visage.

Un masque nasal/buccal de type chirurgical est un masque fin apposé au visage. « Grâce à une bande métallique, vous pouvez presser un peu le masque sur le dessus pour qu'il s'adapte mieux à l'arête de votre nez, mais il n'est jamais vraiment bien serré autour de votre nez, de votre bouche et de votre menton. Ces masques empêchent la projection de gouttelettes de salive ou de mucus par le nez et la bouche. Vous évitez ainsi de contaminer directement vos interlocuteurs ou d’en retrouver sur vos mains ou bras qui peuvent ensuite être touchés par d’autres personnes. Dans les salles d’opération, leur usage est double : le port de ce masque empêche d’une part le champ opératoire d’être contaminé par l’air expiré et d’autre part les éclaboussures de sang et les autres fluides d’atteindre la muqueuse nasale ou buccale du porteur. »

Le masque FFP2

À l’instar du masque de type chirurgical, le masque FFP2 couvre le menton, la bouche et le nez. « Les deux types de masques se ressemblent à première vue, mais ils se distinguent par leurs matériaux de fabrication. Les masques FFP2 filtrent également les particules plus fines que les gouttelettes et protègent notamment des particules infectées qui restent longtemps en suspension dans l’air, comme la grippe ou le coronavirus. » Ils doivent néanmoins être parfaitement adaptés au visage de leur porteur, de sorte que tout l’air inhalé passe effectivement à travers le masque. C’est souvent là que le bât blesse. Dans les hôpitaux par exemple, le choix se porte souvent sur un seul type de masque. Il ne peut pas être adapté à tout le monde. Pour le savoir, un test d’ajustement peut s’avérer utile. Il consiste en la pulvérisation d’une substance amère inoffensive. Si le porteur du masque perçoit le goût de cette substance, cela signifie que le masque n’est pas bien étanche et qu’il ne convient dès lors pas au porteur. »

« De plus, chaque masque a son point de saturation. Il est en général atteint après deux ou trois heures. Ensuite, le porteur doit jeter le masque dans une poubelle et en prendre un autre. »

Si vous avez encore des questions à propos des masques ou de la protection contre les infections, n’hésitez pas à prendre contact avec nos experts.