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Jobs d’étudiant dans le secteur des soins de santé interdits aux urgences et dans les unités COVID

- Sécurité au travail | Législation

Expert Hilde Vanacker

Directrice prévention médicale

La législation belge n’autorise pas les étudiants jobistes auprès des patients atteints de la COVID-19

Le virus SARS-CoV-2 est désormais repris dans la législation belge en tant qu’agent biologique du groupe 3, au lieu du groupe 2. Cela affecte les étudiants qui souhaitent travailler dans le secteur des soins de santé, car il leur interdit de travailler dans les services où l’exposition aux agents des groupes 3 et 4 est élevée. « Les règles strictes pour les agents de classe 3 ne concernent que les personnes qui, dans le cadre de leur travail, sont plus en contact avec le virus qu’ailleurs », explique Hilde Vanacker, responsable de discipline au sein du Groupe IDEWE.

Les informations contenues dans cet article sont correctes au moment de la publication. Consultez toujours les mesures et la législation récente relative à la COVID-19 sur https://www.info-coronavirus.be

La directive européenne 2020/739/UE inclut le virus de la COVID-19 dans les agents biologiques du groupe 3 depuis juin 2020. Notre pays suivait déjà cette directive, mais il l’a également adoptée dans la législation le 23 novembre 2020.

Les jobs d’étudiants sans risque élevé restent possibles

Les jeunes ne peuvent pas être exposés aux agents biologiques des groupes 3 et 4 sur le lieu de travail. Il leur est par conséquent interdit d’exercer un job d’étudiant qui comporte un risque élevé de contamination. 
« Les urgences et les unités COVID dans les hôpitaux et les chambres d’isolement dans les maisons de repos et de soins sont interdites aux étudiants jobistes », ajoute Hilde. « Les étudiants peuvent rester travailler dans les cuisines, au service d’entretien ou au service administratif de ces établissements. Ils peuvent également travailler dans les services de soins où il n’y a pas de risque accru. 
Cependant, il existe des exceptions à cette interdiction », ajoute Hilde. « Songez aux jeunes qui doivent effectuer leur stage dans un hôpital. Leur formation exige précisément qu’ils apprennent à gérer ces types de risques et les mesures de prévention correspondantes. Ils peuvent par conséquent exercer un job d’étudiant rémunéré en tant que prestataires de soins pendant les mois d’été. Les mesures de prévention nécessaires doivent dès lors être respectées pour que les jeunes puissent exécuter leurs tâches en toute sécurité. De plus, il faut toujours faire travailler les jeunes aux côtés de collaborateurs expérimentés. »
Qu’en est-il des étudiants jobistes dans le commerce de détail et l’horeca ? « Ils ne courent pas plus de risques d’entrer en contact avec le virus dans le cadre de leur travail qu’ailleurs dans la société. Par conséquent, leur travail ne relève pas de la notion de "travail dangereux”, dans le contexte de la pandémie actuelle du coronavirus. »

Les mesures de prévention prévalent toujours et partout

Quel que soit le travail des jeunes, il est important qu’ils appliquent au moins les principes du Guide pour travailler en bonne santé et en toute sécurité pendant et après la crise du coronavirus. « Les employeurs doivent donc veiller à ce que les jeunes soient bien informés, formés et supervisés et que les mesures de prévention de base soient appliquées sur le lieu de travail. Par exemple, le maintien des distances, l’application des mesures d’hygiène appropriées et le port du masque », conclut Hilde.
Si vous souhaitez engager des étudiants jobistes, vous êtes tenu de réaliser une analyse de risques. Celle-ci évaluera les risques pour les la sécurité, la santé et le bien-être des jeunes, en accordant une attention particulière au jeune âge, au manque d’expérience et à la vulnérabilité accrue des étudiants jobistes. 

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Consultez notre Guide pour travailler en bonne santé et en toute sécurité pendant et après la crise du coronavirus
 

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