Retour Témoignage client MRS Sint-Elisabeth Duffel

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Témoignage client MRS Sint-Elisabeth Duffel

Dans toutes les maisons de repos et de soins, les maux de dos font tôt ou tard leur apparition parmi le personnel, entraînant parfois une incapacité de travail de longue durée. Pourtant, il est souvent possible de mieux faire. Un bon exemple est la maison de repos et de soins Sint-Elisabeth qui travaille depuis des années sur l’ergonomie, en collaboration avec le Groupe IDEWE. Et leurs soignants en récoltent les fruits.

La kinésithérapeute Kathleen Goossens est responsable du groupe de travail ergonomie à la maison de repos et de soins. Ce groupe de travail est composé d’une douzaine de collaborateurs qui représentent chacun un département : soins infirmiers, soins, logistique et administration, équipe de cuisine, etc. « Les collègues du groupe de travail ont une fonction de signal. Si un membre de leur équipe soulève des problèmes d’ergonomie, ils en font part au groupe de travail et nous cherchons ensemble une solution. Ces problèmes peuvent concerner n’importe quel type d’action, qu’il s’agisse d’un collègue qui prend un objet sur une étagère ou d’un soignant qui donne un bain à un patient », explique Kathleen.

S’il y a un problème d’ergonomie que nous ne pouvons pas résoudre nous-mêmes, nous pouvons toujours nous tourner vers IDEWE.

Le radar ergonomie comme fil conducteur

La MRS Sint-Elisabeth a suivi tout un trajet d’ergonomie. Karlien van Cauwelaert, conseillère en prévention chez IDEWE, les accompagne depuis 2013. Kathleen se souvient que c’est elle qui a donné la première formation ergonomie dans la maison de repos et de soins. « Depuis lors, beaucoup de choses ont évolué dans le bon sens. En 2014, Karlien a appliqué le radar ergonomie d’IDEWE à notre MRS. Cet outil donne un bon aperçu de la situation de notre organisation en matière de politique sur les dispositifs d’aide, l’environnement de travail et les connaissances ergonomiques. Cela a été le fil conducteur de notre trajet. »

Radar ergonomie juin 2014


 

Radar ergonomie septembre 2019



« En 2019, nous avons répété ce processus et nous avons de nouveau pu constater une belle évolution. Le radar est de plus en plus coloré. Il nous permet ainsi d’évoluer vers une méthode de travail plus ergonomique. Nous sommes très reconnaissants envers IDEWE pour son accompagnement. S’il y a un problème d’ergonomie que nous ne pouvons pas résoudre nous-mêmes, nous pouvons toujours nous tourner vers Karlien. Elle vient sur le lieu de travail et formule les suggestions nécessaires. »

Formations pendant la semaine de projet ergonomie

Après le dernier radar ergonomie, il était visiblement temps de rafraîchir les connaissances en matière d’ergonomie. C’est pourquoi le groupe de travail ergonomie a organisé une semaine de projet. Au cours de cette semaine, le personnel de la maison de repos et de soins a participé à des formations sur l’ergonomie. « Karlien et moi avons donné dix séances, adaptées aux activités de chaque département », explique Kathleen.

« Nous avons immédiatement commencé par des exercices pratiques : ramasser un stylo ou soulever un bac d’eau, par exemple. Nous avons filmé les exercices et les avons montrés aux membres de notre personnel après la séance théorique. En constatant par eux-mêmes les points à améliorer dans leur vidéo, ils ont beaucoup mieux retenu le message. Chaque séance était ensuite suivie d’une partie pratique spécifique à chaque discipline avec le soutien du groupe de travail. »

L’ergonomie et l’exercice sont les deux faces d’une même pièce. Le groupe de travail a donc également inclus des séances d’activité physique. L’objectif ? Encourager le personnel à prendre davantage soin de son corps. Kathleen ajoute : « Nous avons proposé de nombreuses initiatives : un banc d’activité physique dans le jardin, un marathon de marche, un scan d’activité physique, un défi podomètre, etc. Nos collègues pouvaient également participer à des séances d’entraînement pour les muscles du dos et les abdominaux. Nous avons utilisé les exercices figurant dans les brochures du Groupe IDEWE. »

Le Tilthermometer calcule les risques et fournit un rapport d’ergonomie

C’est lors d’une formation d’IDEWE que Kathleen s’est familiarisée avec le Tilthermometer. Il s’agit d’un outil utile qui examine les ressources dont les soignants ont besoin pour aider les résidents de manière confortable. Les lève-personnes actifs et passifs, les sièges de douche et les draps de glisse en sont des exemples. Le Tilthermometer donne un score de la charge physique des soins dans un service à un moment donné. Plus les risques ergonomiques sont traités conformément aux directives, plus le score du rapport d’ergonomie est élevé.

Le Tilthermometer indique comment aider et déplacer un résident de la manière la plus ergonomique possible.

« Pour chaque résident, nous avons établi un profil : quels sont la taille et le poids de cette personne ? Est-elle indépendante ou invalide ? Quelles sont les ressources que nous utilisons actuellement pour aider cette personne ? Sur la base de ce profil, l’outil indique comment aider cette personne de la manière la plus ergonomique possible », explique Kathleen.

« Karlien a analysé ces données. Le Tilthermometer calcule des pourcentages qui indiquent les forces et les faiblesses de votre organisation. Nous avons ainsi remarqué que nous devions utiliser davantage nos draps de glisse. Nous allons également acheter une chaise de douche réglable en hauteur pour rendre la douche plus confortable. »

Un engagement fort envers la charte d’ergonomie

À la fin de la semaine de projet, le groupe de travail de la MRS Sint-Elisabeth a signé la charte « Soins sains, collaborateurs sains » de l’association flamande d’ergonomie. La conseillère en prévention Karlien explique : « Sint-Elisabeth est une institution qui prend soin à la fois de ses résidents et de ses soignants. Elle a identifié tous les risques grâce aux outils du Groupe IDEWE, ce qui lui a permis de prétendre à la charte d’ergonomie. Une belle reconnaissance pour l’organisation, qui se distingue ainsi des autres maisons de repos et de soins. »

Avec cette charte, Sint-Elisabeth s’engage à réévaluer l’ergonomie chaque année. « Chaque année, nous travaillons sur les points à améliorer qui ressortent du Tilthermometer », ajoute Kathleen. « Certains résidents sont par exemple lavés au lavabo, ce qui oblige les soignants à se pencher. Il est parfois préférable de les laver au lit, en fonction de leur degré d’autonomie. Ces adaptations font une grande différence à long terme. »