Fil d'Ariane
Une ventilation suffisante permet de préserver la santé sur le lieu de travail
Un air intérieur sain est un élément non visible mais essentiel à la santé et à la concentration de vos travailleurs. Il convient dès lors de ventiler correctement et de surveiller la qualité de l’air. Nous vous aidons à réaliser une analyse de risques et à élaborer votre plan de ventilation.
Introduire une demande d’analyse de risques ou de plan de ventilation
Sur cette page :
- Quelle est la différence entre ventiler et aérer ?
- Pourquoi la ventilation du lieu de travail est-elle importante ?
- Comment ventiler votre lieu de travail ?
- Que dit la loi au sujet de la ventilation ?
- Quelles sont les normes de ventilation existantes ?
- Comment contrôler la ventilation sur votre lieu de travail ?
- Les détecteurs de CO2 sont-ils obligatoires ?
- Comment placer correctement votre détecteur de CO2 ?
- Comment IDEWE vous aide à améliorer la qualité de votre air intérieur ? #comment-idewe-vous-aide
Quelle est la différence entre ventiler et aérer ?
La différence entre ventiler et aérer réside dans la manière dont le renouvellement d’air s’effectue :
- La ventilation consiste en un renouvellement d’air continu par le biais d’un système mécanique ou d’ouvertures permanentes, telles que des grilles de ventilation ou des interstices. Cela garantit un apport d’air frais et une évacuation de l’air vicié de manière constante.
- L’aération consiste en l’ouverture temporaire de fenêtres et de portes pour garantir un apport rapide d’air frais dans une pièce.
En résumé : la ventilation est continue et structurelle, tandis que l’aération est temporaire et manuelle.
Pourquoi la ventilation du lieu de travail est-elle importante ?
Une bonne ventilation permet d’éliminer rapidement les odeurs et les substances nocives telles que les virus, les bactéries, les particules fines et les composés organiques volatils. Il en va de même pour l’humidité, ce qui empêche la formation de moisissures. Cela permet non seulement de réduire les risques pour la santé, mais également l’absentéisme au sein de votre organisation.
Dans les locaux à forte occupation, le CO₂ que nous expirons peut servir d’indicateur de la qualité de l’air. Plus la différence entre le taux de CO2 de l’air intérieur et de l’air extérieur est minime, plus la concentration et le niveau d’énergie de vos travailleurs sont optimisés. Un air intérieur sain améliore dès lors la productivité et la motivation de votre équipe.
Comment ventiler votre lieu de travail ?
Assurez une ventilation permanente à l’aide d’un système ou d’une grille de ventilation. Comment ventiler ? Cela dépend de plusieurs facteurs :
- la taille et la fonction de la pièce, ainsi que le type de bâtiment
- les possibilités de ventilation
- le nombre de personnes qui utilisent l’espace et leur niveau d’activité
- la présence de sources de pollution telles que les imprimantes, les archives papier, ainsi que la circulation ou l’environnement industriel
- les aspects énergétiques : trouver le bon compromis entre une ventilation optimale et la limitation des pertes d’énergie
Garantir un air intérieur sain à vos travailleurs ?
Que dit la loi au sujet de la ventilation ?
La loi relative à la qualité de l’air intérieur diffère par secteur et par type de lieu de travail.
- Lieux de travail et bureaux – Une analyse de risques est obligatoire pour évaluer la qualité de l’air intérieur, conformément au code du bien-être au travail (titre 1er du livre III - Exigences de base relatives aux lieux de travail). De nouvelles directives sont en cours d’élaboration.
- Espaces intérieurs publics - Nous opérons une distinction entre l’obligation fédérale du SPF Santé publique et les obligations imposées par l’arrêté flamand sur le milieu intérieur.
Niveau fédéral : loi-cadre du 6 novembre 2022 relative à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur dans les lieux fermés accessibles au public. Par exemple : maisons de la culture, établissements horeca, centres sportifs et, éventuellement, écoles et établissements de soins de santé.
Que dit la loi ?
- Il existe deux niveaux de référence de CO2 permettant d’évaluer la qualité de l’air :
- Le niveau de référence A correspond à une concentration de CO2 habituellement inférieure à 900 ppm ou à un débit minimum de ventilation et de purification de l’air de 40 m3 par heure et par personne, dont au moins 25 m3 par heure et par personne de ventilation avec l’air extérieur.
- Le niveau de référence B correspond à une concentration de CO2 généralement inférieure à 1200 ppm ou à un débit minimum de 25 m3 par heure et par personne de ventilation avec l’air extérieur.
- Chaque exploitant doit installer un appareil de mesure de la qualité de l’air, effectuer une analyse de risques et, le cas échéant, établir un plan d’action.
- Il existe deux niveaux de référence de CO2 permettant d’évaluer la qualité de l’air :
Flandre : Arrêté flamand sur le milieu intérieur contenant des mesures de lutte contre les risques de santé par la pollution intérieure. over maatregelen tegen gezondheidsrisico’s door een verontreinigd binnenmilieu.
L’arrêté sur le milieu intérieur décrit les caractéristiques d’un environnement intérieur sain. Il contient les valeurs indicatives et les valeurs d’intervention notamment pour les écoles, les milieux d’accueil pour enfants, les établissements de soin, les habitations et d’autres espaces intérieurs publics. Il s’agit tant de facteurs chimiques et physiques que biologiques.
Pour ce qui est du CO2, la valeur indicative est de 900 ppm, soit 500 ppm au-dessus de la concentration dans l’air extérieur.
L’arrêté décrit également les tâches (préventives) ainsi que les compétences reprises par l’agence flamande Zorg en Gezondheid et les experts écologiques médicaux des Logos (locoregionaal gezondheidsoverleg) : des recherches et des mesures à la sensibilisation.
Bon à savoir : depuis 2025 (mais entrée en vigueur effective seulement à partir de 2027), la certification par un expert reconnu sera également obligatoire. Les pouvoirs publics attribuent ainsi des labels de qualité de l’air intérieur aux lieux publics fermés. En attendant, vous pouvez déjà faire réaliser une analyse de risques et installer des détecteurs de CO₂, souvent déjà obligatoires en vertu d’autres législations.
- Maisons de repos et de soins en Flandre - Les maisons de repos et de soins et les centres de court séjour de type 1 doivent satisfaire à des conditions de reconnaissance spécifiques en matière de ventilation. Par exemple, ils sont tenus de respecter la valeur indicative de 900 ppm pour le CO2 et d’établir un plan et un rapport de ventilation. À cet égard, le département Soins de l’Autorité flamande peut fournir son aide en proposant des outils pratiques, comme le Manuel de qualité sur la ventilation.
- Réglementation en matière de performance énergétique (Flandre et Bruxelles) - Tenez compte des dispositions relatives à la ventilation dans les réglementations régionales en matière de performance énergétique (lors de la construction d’écoles, par exemple).
Vous souhaitez mesurer la qualité de l’air dans votre entreprise ? Effectuer une analyse de risques ou élaborer un plan d’action ?
Quelles sont les normes de ventilation existantes?
Conformément aux directives belges et flamandes, les espaces intérieurs doivent atteindre un débit d’air minimum par personne :
- Maintenez le niveau de CO₂ sous la barre des 900 ppm, ce qui équivaut à au moins 40 m3 d’air frais par heure et par personne dans le cadre d’un travail assis et calme.
- • D’autres sources de pollution ont-elles été éliminées ? La limite est alors fixée à 1 200 ppm de CO2, ce qui équivaut à au moins 25 m3 d’air frais par heure et par personne dans le cadre d’un travail assis et calme.
- Les activités plus intenses nécessitent un renouvellement de l’air plus important pour maintenir les mêmes valeurs.
Si la qualité de l’air n’est pas déterminée par la présence humaine, d’autres sources peuvent entrer en jeu, comme les COV (composés organiques volatils) issus de matériaux de construction. Les exigences en matière de ventilation par m2 de surface au sol sont dès lors d’application, conformément aux normes de la NBN EN 16798.
Dans les laboratoires ou les environnements de production, où des produits chimiques et d’autres contaminants sont libérés, des systèmes appropriés et une aspiration à la source sont requis, car le CO₂ n’est pas un indicateur fiable dans ce type de situations. Une analyse de risques constitue alors le point de départ adéquat.
Comment contrôler la ventilation sur votre lieu de travail ?
Si les émissions humaines sont la principale source de pollution sur votre lieu de travail, il existe trois manières de contrôler la ventilation :
- Mesurez la concentration de CO₂. Une concentration élevée indique une ventilation insuffisante.
- Mesurez le débit d’air. Vous saurez ainsi si le renouvellement d’air satisfait aux normes de ventilation.
- Contrôlez vos systèmes de ventilation. Vérifiez régulièrement les filtres et la circulation de l’air.
Attention : dans les pièces qui comportent d’autres sources de pollution, telles qu’un laboratoire, un département de soudure ou un environnement de production, le CO2 ne constitue pas un indicateur suffisant de la qualité de l’air. Dans ce cas, il est nécessaire de réaliser une analyse de risques avec des débits adaptés et des mesures à la source.
Les détecteurs de CO₂ sont-ils obligatoires ?
Les détecteurs de CO₂ sont obligatoires dans certains secteurs, en particulier dans les lieux publics. Agissez immédiatement si votre détecteur de CO2 émet un signal : ventilez davantage si les valeurs limites sont dépassées.
Besoin d’aide pour mesurer la concentration de CO2 ?
N’hésitez pas à contacter nos experts
Comment placer correctement votre détecteur de CO2 ?
Placez le détecteur le plus au centre possible de la pièce, de préférence à côté du thermostat. Ne le placez pas à côté d’une porte ou d’une fenêtre. Vous éviterez ainsi les fluctuations.
Votre espace a-t-il une forme complexe ? Il n’est pas rectangle, mais en forme de L, par exemple ? Dans ce cas, installez deux détecteurs, et placez-les chaque fois au milieu de la pièce.
Prévoyez une distance suffisante (plus d’1,5 m) entre le détecteur et les travailleurs pour que l’air expiré n’influence pas la mesure.
Comment IDEWE vous aide à améliorer la qualité de votre air intérieur ?
Nous vous aidons à garantir une qualité de l’air optimale pour permettre à vos travailleurs de travailler dans un environnement sain :
- Analyse de risques – Nous identifions les besoins en matière de qualité de l’air et de ventilation.
- Plan de ventilation – Nous examinons les mesures en fonction de la législation et des bonnes pratiques.
- Mesure et surveillance – Nous mesurons le CO₂, le débit d’air ainsi que d’autres paramètres. Ensuite, une évaluation approfondie est effectuée.
Vous êtes curieux d’en savoir plus sur la qualité de l’air intérieur sur votre lieu de travail ? L’outil de calcul IDEAWAIR vous permet de déterminer si la ventilation d’un espace intérieur est suffisante. Vous prévoyez ainsi la concentration en CO2 sur la base du type de pièce, de la ventilation, de la pollution de l’air, du taux d’occupation et de l’activité dans le local.
Vous souhaitez évaluer rapidement la qualité de l’air sur votre lieu de travail ?
Demandez l’outil IDEAWAIR auprès de nos experts
Pourquoi opter pour IDEWE ?
Avec IDEWE, vous abordez de manière ciblée la question de la qualité de l’air dans vos locaux.
- Analyse de risques approfondie – Nous vous aidons à évaluer la qualité de l’air intérieur dans votre organisation afin que vous puissiez prendre des mesures ciblées.
- Assistance complète et personnalisée – De la prise de mesures à la mise en œuvre du plan d’action : nous vous guidons pour garantir une qualité de l’air optimale. Soutien adapté à votre organisation.
- Expertise et expérience – IDEWE associe des connaissances techniques à des années d’expérience pratique en matière d’analyses de risques, de mesures et de plans d’action.
Nous garantissons ainsi ensemble une ventilation suffisante et un environnement de travail sain.