null Le détecteur de CO2, un instrument essentiel pour assurer la reprise des activités

Le détecteur de CO2, un instrument essentiel pour assurer la reprise des activités

- Environnement de travail sain | Agents biologiques | Sécurité au travail | Législation

Expert Jan Van Bouwel

Responsable de la discipline Hygiène du travail

Obligatoire pour la réouverture de l’horeca et des centres de fitness à partir du 9 juin

Les clients qui retourneront dans leur établissement horeca ou centre de fitness préférés dès le 9 juin noteront une nouveauté dans une partie de l’intérieur : la présence d’un détecteur de CO2. « Une bonne décision », selon Jan Van Bouwel, responsable de la discipline Hygiène du travail chez IDEWE. « Cet appareil mesure la concentration de CO2 dans l’air et indique en conséquence si la ventilation est suffisante pour éviter une contamination au coronavirus. »

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L’obligation d’installer un détecteur de CO2 bien visible est une condition préalable à la réouverture des établissements horeca et des centres de fitness. « Nous savons depuis longtemps que le coronavirus se propage dans l’air non seulement par gouttelettes de salive, mais aussi par aérosols », déclare Jan Van Bouwel. « La distanciation sociale ne suffit donc pas à éviter une contamination à l’intérieur. Les aérosols peuvent parfois se propager jusqu’à huit mètres et rester en suspension dans l’air pendant un certain temps. Une ventilation efficace des espaces intérieurs est dès lors indispensable. »

Une concentration de 900 ppm (parties de CO2 par million) est généralement admise comme valeur indicative pour la santé des personnes présentes dans un espace intérieur. Dans les cafés, les salles des fêtes ou les centres sportifs, la concentration en CO2 dans l’air ne doit donc pas dépasser ce seuil. 

Deux mesures possibles

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L’air que nous inhalons contient toujours quelque 400 ppm, mais puisque nos poumons lui extraient son oxygène, l’air que nous expirons est beaucoup plus concentré en CO2. De ce fait, la concentration en CO2 augmentera rapidement si nous nous trouvons dans une pièce mal ventilée, en présence de nombreuses personnes. Comme le coronavirus se propage par l’air expiré, qui contient des aérosols chargés de virus, le détecteur de CO2 donne une bonne indication du risque. »

Les détecteurs de CO2 en vente sur le marché sont de préférence équipés de deux niveaux d’alarme. Une alarme orange à 800 ppm pour indiquer que la valeur maximale de 900 ppm est en passe d’être atteinte ainsi qu’une alarme rouge à 1000 ppm. Dans ce cas, deux mesures s’offrent à vous : ventiler davantage en ouvrant des fenêtres supplémentaires, de préférence en vis-à-vis pour créer un courant d’air plus important, ou diminuer l’occupation du lieu, ce qui risque de ne pas être une mince affaire dans un café ou un restaurant. »

Pour rassurer les clients et les visiteurs, le détecteur de CO2 doit être placé dans un endroit bien visible. En cas de problème, tout le monde appréciera qu’en votre qualité de gérant, vous jouiez immédiatement cartes sur table et soyez transparent sur les dispositions que vous prenez. 

Le prix d’un détecteur de CO2 varie entre 150 et 300€ suivant sa connectivité et ses fonctionnalités. 

Vous trouverez de plus amples informations sur l’installation de ces appareils dans un précédent article que nous avons publié à ce sujet.

Purificateurs d'air

Les purificateurs d’air ont également un rôle à jouer dans la diminution du risque de coronavirus dans les espaces intérieurs. « Toutefois, une bonne ventilation restera toujours nécessaire. Les purificateurs d’air étant des appareils qui aspirent l’air intérieur, le purifient et le renvoient par la suite, ils peuvent tout au plus constituer un atout dans les endroits où la ventilation n’est pas efficace, mais leur fonctionnement doit dans tous les cas faire l’objet d’un suivi régulier. »

Un arrêté ministériel est paru cette semaine au Moniteur belge, définissant les conditions auxquelles les systèmes de purification de l’air doivent répondre. En effet, le marché est inondé de produits mobiles et non mobiles dangereux ou dont l’efficacité contre la propagation du coronavirus n’est pas aussi élevée que le prétendent les producteurs. Par conséquent, les systèmes de purification de l’air comme les lampes UVC à rayonnement direct et les produits qui génèrent de l’ozone, qui ionisent l’air ou qui utilisent du plasma froid seront bientôt interdits. Les entreprises qui souhaitent mettre leurs systèmes de purification de l’air sur le marché sont tenues de les faire enregistrer auprès du SPF Santé publique afin qu’il y ait un meilleur contrôle de l’offre.

Ce nouvel arrêté ministériel sera en vigueur pendant six mois à partir du 28 mai.

En savoir plus sur la ventilation en période de coronavirus.

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